Sojeong Shim (ģ‹¬ģ†Œģ •) is a South Korean harpist, singer-songwriter, and composer redefining the role of the harp in contemporary music.
She made her debut in August 2018 with the song "The Moon On A Rainbow."
On July 17th, she released the digital single "ģ™„ė²½ķ•œ ķƒ€ģ“ė° (Perfect Timing)", and she presented the song "EHERADIYA" at the first edition of "Eurovision Asia." Following the international response to “EHERADIYA”, she is now looking toward Europe and other international markets, developing new music, visual projects, collaborations, and live performance opportunities while continuing to explore the meeting point between Korean identity, contemporary pop, and the harp.
Let's get to know her better.

Sojeong Shim est une harpiste, auteure-compositrice-interprète et compositrice sud-coréenne qui redéfinit le rÓle de la harpe dans la musique contemporaine.
Elle a fait ses dƩbuts en aoƻt 2018 avec la chanson "The Moon On A Rainbow".
Le 17 juillet, elle a sorti le single digital "ģ™„ė²½ķ•œ ķƒ€ģ“ė° (Perfect Timing)", et elle a prĆ©sentĆ© la chanson "EHERADIYA" lors de la premiĆØre Ć©dition de "Eurovision Asia". Suite aux rĆ©actions internationales Ć  "EHERADIYA", elle se tourne dĆ©sormais vers l'Europe et d'autres marchĆ©s internationaux, dĆ©veloppant de nouvelles musiques, des projets visuels, des collaborations et des opportunitĆ©s de concerts en vivant, tout en continuant d'explorer le point de rencontre entre l'identitĆ© corĆ©enne, la pop contemporaine et la harpe.
Apprenons Ơ mieux la connaƮtre.




KZ- How did you come up with the idea of fusing traditional harp music with pop?

SS- The harp is an instrument I chose, but at some point, it also became a language through which I express myself. I’ve been playing classical harp for almost twenty years, so it is both the sound I know best and, in a way, the tradition I’ve wanted to break free from.
When I started writing my own music as a singer-songwriter, I kept wondering: Why does music suddenly have to become elegant and delicate the moment a harp appears?
I don’t want to lose the beauty of the harp. I simply want to reveal the other personalities hidden behind that beauty. It can be rhythmic, powerful, raw, or transformed into something completely different through electronic sounds.
So for me, combining harp and pop is less about mixing genres and more about rediscovering the instrument I’ve known for most of my life and making it feel unfamiliar again.
I still don’t know how far the harp can go. Maybe that’s exactly why I want to keep exploring it.

KZ- Comment t' est venue l'idƩe de fusionner la musique traditionnelle de la harpe avec la pop ?

SS- La harpe est un instrument que j'ai choisi, mais Ć  un certain moment, elle est aussi devenue un langage Ć  travers lequel je m'exprime. Je joue de la harpe classique depuis prĆØs de vingt ans, c'est donc Ć  la fois le son que je connais le mieux et, d'une certaine maniĆØre, la tradition dont j'ai voulu m'affranchir.
Quand j'ai commencé à écrire ma propre musique en tant qu'auteure-compositrice-interprète, je ne cessais de me demander : pourquoi la musique doit-elle soudainement devenir élégante et délicate dès qu'une harpe apparaît ?
Je ne veux pas perdre la beauté de la harpe. Je veux simplement révéler les autres facettes de sa personnalité cachées derrière cette beauté.
Elle peut être rythmique, puissante, brute, ou transformée en quelque chose de complètement différent grâce aux sons électroniques.Pour moi, combiner la harpe et la pop consiste moins à mélanger les genres qu'à redécouvrir l'instrument que j'ai connu pendant la majeure partie de ma vie et à le rendre à nouveau surprenant.
Je ne sais toujours pas jusqu'où la harpe peut aller. C'est peut-être précisément pour cela que je veux continuer à l'explorer.


KZ- What other talents do you have besides playing the harp, singing, and composing?

SS- I think I’m someone who loves imagining something that doesn’t exist yet and then finding a way to make it real.
When I create music, I naturally start thinking beyond the song itself: What kind of space should this music exist in? What should it look like? What kind of memory should it leave with the audience?
That has led me to produce and direct performances, create harp orchestra projects, and bring different musicians together to build something from the ground up. I’m also involved in educational projects and run an online platform that makes harp education more accessible.

When I think about it, all of these things come from the same place. I love taking an idea that exists only in my head and turning it into something real with other people.
People around me sometimes ask when I ever rest. (laughs) I’m not sure curiosity counts as a talent, but it is definitely both one of my strengths and one of my problems.

KZ - T'as d'autres talents cachƩs en dehors de la harpe, du chant et de la compo ?

SS- Je crois que je suis le genre de personne qui adore imaginer des trucs qui n'existent pas encore, et qui se démerde pour les rendre réels.Quand je crée de la musique, je ne m'arrête pas juste au morceau.
Direct, je commence Ơ penser Ơ tout ce qu'il y a autour : dans quel genre d'endroit cette musique doit vivre ? Ƈa doit ressembler Ơ quoi visuellement ? Quel souvenir je veux laisser aux gens ?
C'est ça qui m'a poussée à produire et mettre en scène des spectacles, à lancer des projets d'orchestres de harpes et à brancher différents musiciens pour capter un projet de A à Z. Je fais aussi pas mal de projets pédagogiques y compris une plateforme en ligne pour rendre l'apprentissage de la harpe carrément plus accessible.

Quand j'y repense, tout ça vient du même endroit. J'adore choper une idée qui est juste dans ma tête et lui donner vie avec d'autres personnes.Mes potes me demandent parfois quand est-ce que je me pose (rires). Je ne sais pas si la curiosité est un talent, mais c'est clair que c'est une de mes forces... et parfois un de mes gros défauts !


KZ- How would you define the shift in your style or your experimentation from “The Moon On A Rainbow” to “EHERADIYA”?

SS- When I released “The Moon On A Rainbow” in 2018, I was still much more rooted in my identity as a classical harpist. It felt natural to bring the lyrical, beautiful qualities of the harp—the world I had known for so long—into my songs.
But as I continued making music, the question gradually changed.
At first, I was asking, “What kind of music works well with the harp?” Now I ask, “What can the harp become inside the music I want to make?”
For me, that is a very big difference.
With “EHERADIYA,” I became much bolder. I brought together electric harp, vocals, contemporary pop production, Korean rhythms and instruments, performance, and visual elements within one world.
So I don’t think the biggest change between those two songs is simply genre. I think I’ve given the harp—and myself—much more freedom.
And I want to keep giving myself that freedom in whatever comes next.

KZ - Comment tu dƩcrirais le virage dans ton style et tes dƩlires musicaux entre "The Moon On A Rainbow" et "EHERADIYA" ?

SS- Quand j'ai sorti "The Moon On A Rainbow" en 2018, j'Ć©tais encore Ć  fond dans mon identitĆ© de harpiste classique. C'Ć©tait naturel pour moi de ramener le cĆ“tĆ© poĆ©tique y hyper joli de la harpe — le monde que je squattais depuis des annĆ©es — dans mes chansons.
Mais au fur et Ć  mesure que je faisais du son, la question a complĆØtement changĆ©.Au dĆ©but, je me demandais : « Quel genre de musique va bien avec la harpe ? ». Maintenant, c'est plutĆ“t : « Qu'est-ce que la harpe peut devenir dans la musique que j'ai envie de poser ? ».
Pour moi, Ƨa n'a plus rien a voir.
Avec "EHERADIYA", j'ai osé beaucoup plus de trucs. J'ai mixé harpe électrique, voix, prod pop actuelle, rythmes et instruments coréens, performance et visuels dans un seul et même délire.
Du coup, je ne pense pas que la grosse diffĆ©rence entre les deux morceaux soit juste une histoire de genre musical. C'est surtout que j'ai donnĆ© beaucoup plus de libertĆ© Ć  la harpe — et Ć  moi-mĆŖme par la mĆŖme occasion.
Et j'ai bien l'intention de continuer à me lâcher pour la suite.




KZ- Let's talk about "EHERADIYA." What does it mean, and what did you want to convey?

SS- “EHERADIYA” comes from an exclamation often heard in traditional Korean folk music. It doesn’t have one exact translation. It is closer to a call that lifts the energy of a song and creates a sense of excitement and release.
That is exactly what attracted me to it. It sounds unmistakably Korean, but at the same time, it doesn’t really need translation. Even if you don’t understand Korean, you can hear it, feel its rhythm, and sing along.
When I created “EHERADIYA,” I wasn’t interested in simply recreating Korea’s past. I wanted to treat tradition not as something preserved behind glass, but as something alive that I could play with and reinterpret as an artist living today.
So I placed Korean rhythms and instruments alongside the harp and contemporary electronic pop sounds. The performance also moved visually from traditional references toward a much more contemporary image.

In the end, I don’t think I was trying to show either “traditional Korea” or “modern Korea.”
I wanted to show Korea as I see and imagine it today.

KZ - Parlons un peu de "EHERADIYA". Ƈa veut dire quoi au juste, et tu voulais faire passer quoi ?

SS- "EHERADIYA", c'est une exclamation qu'on entend tout le temps dans la musique folklorique traditionnelle en CorĆ©e. Ƈa n'a pas de traduction mot Ć  mot. C'est plutĆ“t un cri pour ambiancer un morceau, donner de l'Ć©nergie et lĆ¢cher prise.
C'est pile ce qui m'a branchĆ©e. Ƈa sonne grave corĆ©en, mais en mĆŖme temps, t'as pas besoin de trad. MĆŖme si tu ne piges pas la langue, tu l'entends, tu captes le rythme et tu peux chanter avec.
En créant "EHERADIYA", je ne voulais pas juste faire du copier-coller du passé de la Corée. Pour moi, la tradition, ce n'est pas un truc poussiéreux à garder sous vitrine. C'est une matière vivante avec laquelle je peux m'amuser et que je peux réinterpréter en tant qu'artiste d'aujourd'hui.
Du coup, j'ai posĆ© des rythmes et des instruments corĆ©ens Ć  cĆ“tĆ© de la harpe et de sons pop Ć©lectro super actuels. Visuellement, le show a aussi switchĆ© : on est partis de clins d'œil traditionnels pour aller vers un truc beaucoup plus moderne.

Au final, je ne cherchais pas Ć  montrer la « CorĆ©e Ć  l'ancienne » ou la « CorĆ©e moderne ».
Je voulais montrer la CorƩe telle que je la vois et je me l'imagine aujourd'hui.


KZ- What was the hardest part of the song—the lyrics or the music? Where did the inspiration come from?

SS- If I had to choose, the music was more difficult. More specifically, the hardest part was deciding not only what to add, but what to leave out.
I don’t believe that adding more traditional instruments or rhythms automatically makes a song more Korean. Sometimes, when you try too hard to explain an identity, the music itself can lose its power.
So rather than starting with the idea that I had to make something “Korean,” I drew from rhythms and energies I had naturally absorbed growing up, as well as the sense of freedom and excitement contained in the expression “EHERADIYA.”

The harp was another important part of that process. I never wanted it to be there simply to say, “Look, there’s a harp.”
One question I kept asking myself was: If I removed the harp, would the identity of the song change?
I kept working until the answer was yes.

KZ - C'était quoi le plus relou sur ce morceau : les paroles u la musique ? L'inspiration est venue d'où ?

SS- S'il faut choisir, c'est la musique qui m'a donnƩ le plus de fil Ơ retordre. Plus prƩcisƩment, le plus dur a ƩtƩ de dƩcider quoi mettre et surtout, quoi enlever.
Je ne crois pas que rajouter des tonnes d'instruments ou de rythmes traditionnels rende d'office un morceau plus corƩen. Parfois, quand tu forces trop pour expliquer qui tu es, la musique perd toute sa force.
Du coup, plutĆ“t que de me dire que je devais absolument faire un truc « corĆ©en », je me suis laissĆ©e porter par les rythmes et les vibes que j'ai gobĆ©s en grandissant, et par ce cĆ“tĆ© hyper libre et cool qu'on trouve dans l'expression "EHERADIYA".

La harpe a aussi jouĆ© un grand rĆ“le lĆ -dedans. Je ne voulais pas qu'elle soit lĆ  juste pour faire genre « regardez, j'ai une harpe ».
La question que je me lançais en boucle, c'était : si je vire la harpe, est-ce que l'âme du morceau change ?
Et j'ai bossƩ jusqu'Ơ ce que la rƩponse soit un grand oui.


KZ- Why did you choose "EHERADIYA" to represent your country (South Korea) at "Eurovision Asia"?

SS- Just to clarify, I didn’t represent South Korea at Eurovision Asia itself. I competed with “EHERADIYA” in Korea’s Next Wave, the South Korean national selection for Eurovision Song Contest Asia, where I ultimately finished second.
While preparing for the competition, I kept asking myself one question: “If I only had a few minutes to introduce myself to an audience somewhere in the world who had never seen me before, what would I want them to remember?”
I didn’t necessarily want to choose the safest or simply the most accessible song. I wanted to create the performance that felt most like me.
I spent many years performing classical music on the harp. Now I sing, write my own songs, and explore contemporary music, while also being an artist who grew up and creates in Korea.
“EHERADIYA” allowed all of those different parts of me to exist in the same performance.
For a stage connected to Eurovision, I also felt that being memorable mattered. I wanted to present a world that people could see once and still remember afterwards.
That is why I chose “EHERADIYA.”

KZ - Pourquoi tu as choisi "EHERADIYA" pour reprƩsenter la CorƩe du Sud Ơ "Eurovision Asia" ?

SS- Alors, petite mise au point : je n'ai pas représenté la Corée du Sud directement à l'Eurovision Asia. J'ai participé avec "EHERADIYA" à Korea's Next Wave, la sélection nationale coréenne pour le concours, et j'ai fini deuxième.
Pendant que je bossais sur le concours, je n'avais qu'une idĆ©e en tĆŖte :« Si j'avais seulement deux-trois minutes pour me prĆ©senter Ć  un public Ć  l'autre bout du monde qui ne m'a jamais calculĆ©e, qu'est-ce que je voudrais qu'ils retiennent ? »
Je ne voulais pas choisir le morceau le plus safe ou le plus facile d'accĆØs. Je voulais faire la performance qui me ressemblait le plus, point barre.
J'ai passé des années à faire de la harpe classique. Aujourd'hui je chante, j'écris mes textes, je teste de la musique actuelle, tout en étant une artiste qui a grandi et qui crée en Corée. "EHERADIYA", ça permettait de faire cohabiter toutes ces facettes de moi sur la même scène.
Pour un show comme l'Eurovision, je me disais aussi qu'il fallait marquer les esprits. Je voulais envoyer un univers que les gens voient une fois et n'oublient plus aprĆØs.
C'est pour Ƨa que j'ai choisi ce titre.




KZ- Let's talk about your participation in the contest. How did you feel, and why do you think you didn't win?

SS- It was an incredibly special experience, but I’ll be honest—finishing second was difficult at first. I really wanted to go to Bangkok! (laughs)
As for why I didn’t win, I don’t think there is one simple answer. Competitions are shaped by so many different factors—not only the music itself, but also the performance, judging, voting, and many other elements. So rather than trying to guess why the result turned out the way it did, I prefer to focus on what I was able to show through that stage and what I gained from the experience.
What surprised me most was what happened afterwards. Suddenly, people from countries I had never even visited knew my name, searched for my performance, and sent me messages.
One comment I received again and again was, “I didn’t know a harp could sound like this.”
That meant a lot to me, because it made me realize that even though I didn’t win, what I wanted to communicate through the performance had reached people.
I didn’t get the ticket to Bangkok, but the experience opened my eyes to a much bigger world beyond Korea. So now, I see the competition not as an opportunity I lost, but as the moment I discovered a new direction for myself.

KZ - Parlons de ta participation au concours. Tu l'as vécu comment, et d'après toi, pourquoi tu n'as pas gagné ?

SS- C'était une expérience de dingue, mais on va pas se mentir : finir deuxième, ça a été un peu dur à avaler au début. J'avais trop envie d'aller à Bangkok ! (rires).
Après, pour ce qui est de savoir pourquoi j'ai loupé la première place, il n'y a pas d'explication magique. Dans les concours, il y a tellement de paramètres en jeu : le morceau, le show, le jury, les votes des gens...
Du coup, plutÓt que de me prendre la tête à deviner le pourquoi du comment, je préfère capitaliser sobre ce que j'ai montré sur scène y ce que ça m'a apporté.
Le truc qui m'a le plus scotchée, c'est ce qui s'est passé après. D'un coup, des gens de pays où je n'ai jamais mis les pieds connaissaient mon nom, checkaient ma performance et m'envoyaient des DM.
Le message qui revenait en boucle, c'Ć©tait : « Je ne savais pas qu'on pouvait sortir des sons pareils d'une harpe ».
Ƈa m'a trop touchĆ©e, parce que j'ai pigĆ© que mĆŖme sans la coupe, ce que je voulais transmettre Ć  travers le show Ć©tait bien passĆ©. J'ai pas eu mon ticket pour Bangkok, mais Ƨa m'a ouvert les yeux sur un monde bien plus grand en dehors de la CorĆ©e. Du coup, aujourd'hui, je ne vois pas ce concours comme un Ć©chec, mais comme le moment où j'ai trouvĆ© ma nouvelle voie.


KZ- What are your short- and long-term plans? Any concerts in Europe?

SS- My most immediate plan is the official release of “EHERADIYA” on September 25, and I’m already working on the music that comes next.
A lot of international listeners discovered me through “EHERADIYA,” so I feel that this is the moment to answer another question: What kind of artist will Sojeong be after “EHERADIYA”?
I’ve also started actively developing opportunities in Europe. There are no confirmed European concert dates that I can announce yet, but I’m exploring possibilities with festivals, cultural organizations, and live performance opportunities, while also beginning to introduce my music to European audiences and media.
In the long term, I don’t simply want to perform abroad once or twice. I want to become an artist whose music, created in Seoul, can naturally exist in a small venue somewhere in Europe, on a festival stage, or anywhere else in the world.
And I hope meeting musicians and audiences from different cultures will change my music as well.
For me, working internationally isn’t only about taking my music somewhere else. It is about allowing my musical world to grow through new cities, people, and experiences.
And Spain is definitely one of the places I would love to meet along that journey.

KZ - C'est quoi tes plans Ơ court et long terme ? Des concerts prƩvus en Europe ?

SS- Mon plan le plus chaud là maintenant, c'est la sortie officielle de "EHERADIYA" le 25 septembre, et je suis déjà sur les morceaux d'après.
Pas mal d'auditeurs à l'international m'ont découverte avec ce titre, du coup je sens que c'est le moment de répondre à la question suivante : Sojeong, elle va donner quoi comme artiste après "EHERADIYA" ?
Je commence aussi à bouger pas pas mal de pistes pour l'Europe. J'ai pas encore de dates de concerts confirmées à annoncer, mais je tâte le terrain avec des festivals, des orgas culturelles y des opportunités de lives pour commencer à faire écouter mes sons au public et aux médias européens.
Sur le long terme, je ne veux pas juste faire un ou deux voyages à l'étranger et basta. Je veux devenir le genre d'artiste dont la musique, créée à Séoul, peut squatter naturellement une petite salle en Europe, la scène d'un festival, ou n'importe où ailleurs.
Et j'espère bien que capter des musiciens et des publics de cultures différentes va faire évoluer ma musique.
Pour moi, bosser à l'international, ce n'est pas juste exporter mes morceaux. C'est faire grandir mon univers musical grâce à de nouvelles villes, de nouvelles personnes et de nouvelles vibes.
Et l'Espagne fait carrƩment partie des Ʃtapes que j'ai envie de croiser sur ma route.


KZ- If you could collaborate with an artist, who would you like it to be and why?

SS- If I had to choose one, I would love to collaborate with AURORA.
What inspires me most about her isn’t one particular genre or sound. It is the way she trusts her own world. Her voice, movement, lyrics, visuals, and presence all feel like parts of the same language.
I also admire how she can make music that reaches a wide audience without smoothing away the unusual parts of herself.
If we ever had the chance to create something together, I wouldn’t want to make a conventional duet.
I’d love to create something where our voices, harp, breath, and electronic textures blend into a world that feels beautiful but slightly strange—something that leaves you with an image after the song has ended.
I think that could be a very interesting world to explore together.

KZ - Si tu pouviez faire un feat avec un artiste, ce serait qui et pourquoi ?

SS- S'il faut vraiment donner un nom, je rĆŖverais de faire un feat avec AURORA.
Ce qui m'inspire de ouf chez elle, ce n'est pas un style ou un son en particulier. C'est la faƧon dont elle assume son propre dƩlire Ơ 100%. Sa voix, sa gestuelle, ses textes, ses visuels, sa prƩsence... tout s'emboƮte parfaitement.
J'admire aussi comment elle arrive Ơ toucher un public super large sans lisser les cƓtƩs un peu bizarres qui font sa singularitƩ.
Si on avait l'occasion de poser un truc ensemble, je n'aurais pas envie de faire un duo classique. J'aimerais qu'on crĆ©e un truc où nos voix, la harpe, le souffle et les textures Ć©lectro se mĆ©langent pour donner un univers beau mais un peu chelou — le genre de truc qui te laisse une image dans la tĆŖte mĆŖme quand le morceau est fini. Je pense qu'on pourrait s'Ć©clater Ć  tester Ƨa.




KZ – Introduce yourself so people will want to get to know and follow you. What makes you special? What sets you apart, and what can we expect from you?

SS- If you think you already know what a harp is supposed to sound like, I’d like to shake that certainty a little.
I’m Sojeong Shim, a harpist and singer-songwriter from South Korea.
I’ve spent almost twenty years playing classical harp, but what excites me most now isn’t repeating the rules I learned. It is taking this instrument somewhere people might not expect to find it.
A harp can sit at the center of a pop song. It can create rhythm. It can become electronic, powerful, or strange. Sometimes it can meet sounds from Korean tradition, and next time, it might meet something completely unexpected.
I’m comfortable with my music not fitting neatly into one category. In fact, rather than people thinking, “She’s a harpist who also sings,” I would love for them to see my name and wonder, “What is she going to do next?”
“EHERADIYA” is only one scene from the world I’m building.
There are still so many things I haven’t tried with the harp yet.
Maybe that’s the best reason to stay and see what happens next.

KZ - PrƩsente-toi pour donner envie aux gens de te dƩcouvrir et de te suivre. C'est quoi ta touche spƩciale ? Qu'est-ce qui te dƩmarque et Ơ quoi on doit s'attendre ?

SS- Si tu penses dƩjƠ savoir comment doit sonner une harpe, j'aimerais bien bousculer un peu tes certitudes.
Moi c'est Sojeong Shim, je suis harpiste et auteure-compositrice-interprète en direct de Corée du Sud.
J'ai passé presque vingt ans à faire de la harpe classique, mais ce qui m'excite le plus aujourd'hui, ce n'est pas de recracher les règles qu'on m'a apprises. C'est d'emmener cet instrument là où personne ne s'attend à le trouver.
Une harpe, Ƨa peut ĆŖtre au cœur d'un morceau pop. Ƈa peut envoyer du rythme. Ƈa peut devenir Ć©lectro, puissant ou un peu bizarre. Parfois, Ƨa croise des sons traditionnels corĆ©ens, et la fois d'aprĆØs, Ƨa peut partir sur un truc totalement imprĆ©visible.
Ƈa ne me dĆ©range pas du tout que ma musique ne rentre pas dans une case bien propre. En fait, plutĆ“t que de me voir comme « une harpiste qui chante aussi », j'adorerais que les gens voient mon nom et se demandent : « Bon, elle va nous sortir quoi maintenant ? ».
"EHERADIYA", c'est juste une scène de l'univers que je suis en train de bâtir.Il me reste tellement de délires à tester avec la harpe.C'est peut-être la meilleure raison de rester dans le coin pour voir ce qui arrive.